30 nov. 2022
Vivre : la vie devant soi
29 nov. 2022
Vivre : il fait soleil dès le matin
est remplacé dans l'air
par un silence à ramage ;
chaque voix qui accourt
y ajoute un contour,
y parfait une image.
Et tout cela n'est que le fond
de ce qui serait l'action
de notre cœur qui surpasse
le multiple dessin
de ce silence plein
d'inexprimable audace.
28 nov. 2022
Regarder : le vaste monde de Constable
27 nov. 2022
Vivre : noir et blanc
26 nov. 2022
Vivre : l'attente
Pas fan de Noël, mais l'idée que ce sera juste dans un mois me met dans un étrange état. C'est peut-être une piqûre de rappel, l'enfance qui remonte par bribes et se réveille. C'est peut-être la nuit qui tombe beaucoup trop vite sur un trop-plein de lumières. C'est un bizarre magma : une douleur lancinante rappelant les hivers d'autrefois, l'illusion qui pulse au risque d'être déçue, le rappel d'un bonheur perdu. C'est ce temps suspendu, c'est une pause attendue, l'audace d'espérer quelque chose de fou, c'est la possibilité d'un rêve. Oui, c'est peut-être simplement cela : le symbole du Père Noël quand on s'aperçoit qu'on n'a jamais cessé d'y croire, dur comme fer, qu'on veut lui écrire et que cette année encore on scrutera le ciel pour ne pas le manquer quand il se présentera.
25 nov. 2022
Vivre : stress de novembre
24 nov. 2022
23 nov. 2022
Vivre : still life / 123
22 nov. 2022
21 nov. 2022
Vivre : keep cool
20 nov. 2022
Lire : autodérision
19 nov. 2022
Vivre : écouter et surtout entendre
18 nov. 2022
17 nov. 2022
Vivre : songer à la douceur
Vivre : les limites
16 nov. 2022
Vivre : petits échanges entre amies
15 nov. 2022
Regarder : loin de craindre le néant
Comme le peintre est malheureux depuis des siècles et des siècles d'arriver à peindre la lumière, qui est ondes, particules, immatérielle, fugace, puisqu'il le fait au moyen de matière couvrante!
Avec mon petit téléphone portable, j'ai pris plein de petites images, j'étais fascinée et j'ai vu que c'étaient des particules, des grains de matière aléatoire, et j'ai commencé à remettre en question ma peinture et à essayer d'inventer de nouveaux tableaux pour parler des âmes sur le départ pendant cette épidémie de Covid que nous étions en train de vivre, au travers des couleurs de l'arc-en-ciel.
De cette rencontre avec un arc-en-ciel miraculeux, Fabienne Verdier en arrive à se centrer sur la composition de la lumière. Elle envisage de travailler les pigments magenta, cyan et jaunes comme le spectre lumineux en optique. Il en résulte 76 tableaux, qui sont exposés dans l'Ackerhof (ancienne ferme du couvent des Dominicaines, espace contemporain en forme de nef, extension du Musée Unterlinden et qui, situé de l'autre côté de la place du même nom, fait pendant à la chapelle où est présenté le retable d'Issenheim).
"Rainbows" (arcs-en-ciels) est le titre de cette œuvre immersive, car il s'agit bien d'une immersion dans un univers de lumière et de couleur que donne à voir l'artiste, dans un cadre qui semble inviter à la méditation. Tout l'enjeu de sa recherche est là : susciter la sensation de mobilité et de transparence là où de fait il y a matière (picturale) et immobilité.
14 nov. 2022
Vivre : longer la forêt
13 nov. 2022
Regarder : deux présences
12 nov. 2022
Vivre : longue journée
11 nov. 2022
10 nov. 2022
Vivre : apprentissages
9 nov. 2022
Vivre : la vie des villes
8 nov. 2022
Lire / écouter : chansons et autres confidences
Je crois que j'aurais répondu bêtement : "je suis Laurent Gaudé et je suis écrivain". Ce qui est absurde, mais dans dans ce genre de situation je suis bien incapable de trouver mieux. Moi il me faut le temps de l'écriture et de la réflexion pour commencer à déplier un problème. Cette question est magnifique. Elle est d'une complexité insondable, parce qu'on est tellement tout à la fois et tellement changeants. Je ne veux pas faire de grande philosophie, mais tout coule, et d'autres l'ont dit bien avant moi, dès l'antiquité grecque. Il y a ce qu'on est consciemment. Il y a ce qu'on a construit patiemment de soi. Il y a tout ce qu'on ne sait pas être. Il y a l'inconscient. Il y a la pulsion intérieure. Il y a ce qu'on aimerait être. Il y a les rêves qu'on fait, qui sont aussi une part de nous. Il y a ce qu'on a perdu et qui est encore en nous. Tout cela finit par dessiner une complexité innommable.
Interrogé à propos d'une forme qu'il voudrait explorer pour évoquer d'autres voix que la sienne, l'écrivain a révélé :Il y a les mille façons dont nous sommes connectés aux autres. Être le frère de quelqu'un, la sœur, la mère, la fille. [...] En plus on peut être tout ça à la fois et tout ça crée une sorte d'identité plurielle permanente, qui est passionnante et extrêmement difficile à saisir dans l'écriture.Quand vous êtes face à un roman, penser à vos personnages avec cette richesse-là, c'est très compliqué, parce qu'on a tendance à figer nos personnages, en disant : "tiens ça, c'est le personnage de la sœur". Et faire l'effort, et ralentir sur la sœur... Mais non, ce n'est pas possible, elle n'est pas que cela, et quoi d'autre ? et là, on commence à travailler en tant qu'écrivain, à rendre de l'épaisseur à chaque petit être qu'on va construire parce que je crois que c'est à ce prix là qu'ils vivront dans l'esprit du lecteur.
Il y a un truc que j'aimerais faire, mais je n'y arriverais jamais, c'est écrire des chansons. J'aimerais beaucoup parce que c'est un vecteur incroyablement populaire qui peut profondément toucher et accompagner les gens à un endroit dont on ne soupçonne pas la force. On commence à la soupçonner quand on regarde en arrière des chansons qui correspondent à notre jeunesse ou à telle ou telle décennie et on se rend compte à quel point c'est chargé de tout ce qu'on était à l'époque.Ça, ce serait merveilleux. J'ai essayé mais il y a quelque chose avec la brièveté qui ne colle pas avec moi. Je ne peux pas. Je n'ai pas cette qualité d'écriture-là.











