garder rancœur : alimenter le feu de la douleur
... MaGARi!
18 juil. 2026
17 juil. 2026
Vivre : l'été, chemins croisés
Dans la touffeur des journées, dans ce vide apparent, ne pas se leurrer :
c'est un temps de chemins croisés, voué à revisiter le passé (l'interpréter?)
à esquisser de futurs cheminements tout en mettant ses pas dans le présent.
16 juil. 2026
Vivre : aimantée par ses abîmes intérieures
Blue Elephant-Mother / Huang Po-Chih / photo Louisiana Museum / 2024
Sept heures du matin. La femme est passée, avec des lunettes et une chienne noires. Les nuages couraient sur un ciel bleu saphir. Devant elle, le lac se déployait en une surface lactée extraordinaire, des centaines et des centaines de mètres d'opale rare, mais la femme a filé droit sans les voir, ignorant les couleurs, poursuivant résolument sa douleur.
15 juil. 2026
Vivre : question philo
Mirmande / 2021
Au milieu de l'hiver, j'apprenais enfin qu'il y avait en moi un invincible été.
Retour à Tipasa / Albert Camus / inclus dans le recueil "l'été"
A vrai dire, moi ces jours-ci j'apprends qu'au milieu d'un été caniculaire
il peut exister en moi un invincible hiver.
(ce qui tout bien réfléchi pourrait revenir au même)
14 juil. 2026
Vivre : 16 heures, à travers la forêt déserte
objectif premier de l'été : trouver le calme - plus encore que la fraîcheur -
et une fois trouvé, le cultiver, le chérir, l'entretenir comme un trésor
13 juil. 2026
Vivre : jusqu'à la délivrance
La cueillette des pois / Camille Pisarro / Fondation Langmatt / Baden
J'étais en train de me choisir un bouquin devant la boîte à livres (un peu maltraitée, des montagnes accumulées, déversées, beaucoup à fouiller) quand tout à coup une espèce de tornade m'est plombée dessus, surmontée d'un visage aux yeux brillants qui avait quelque chose de familier. Tandis que je tentais de la remettre, la tornade m'a annoncé qu'elle était à la retraite depuis quinze jours. C'est alors que j'ai reconnu une des vendeuses du supermarché "où tout le monde en a pour son argent".
Elle arborait un T-shirt à fleurs et s'apprêtait à partir en bicyclette. Elle a dit que les derniers temps elle comptait les jours et les heures. La dernière année avait été un enfer. Et maintenant... maintenant, elle se sentait revivre, comme en vacances. Elle pouvait dormir plus tard et finalement prendre tout son temps. Elle avait le regard scintillant.
J'ai immédiatement pensé à D, caissière dans l'autre supermarché, qui va aussi prendre sa retraite à la fin du mois et qui raconte à tout le monde depuis longtemps combien il lui reste de jours, de mois et de semaines. Comme R. lui a promis une bouteille de champagne pour son dernier jour (c'est une bosseuse qui fait son job jusqu'au bout avec compétence) on lui a demandé la date exacte. Réponse : D. ne sait pas. La planification n'a pas encore été faite. Aucune hiérarchie fixe. Aucun apéro organisé pour marquer la fin de quinze ans de collaboration. Alors elle a décidé de s'en aller, à la minute précise où son contrat prendrait fin, sans pot de départ, sans au revoir. Sa fête, ce sera sa libération. Retrouver son chien, ses petits-enfants, son balcon.
Tristesse des mondes kleenex... on prend et on jette... on solde, on repourvoit, on déplace...les personnes comme les marchandises... privées de sens et de reconnaissance... tristesse tout en contraste avec les fleurs sur le T-shirt de la tornade ayant enfin pris son envol...
12 juil. 2026
Vivre : festival infernal
première soirée, une fois la sono allumée
tandis que le public s'échauffait
le ciel lui aussi s'embrasait
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