25 juil. 2026

Vivre : à géométrie variable

 
 
Double portrait de Marie et P.S. Krøyer / Skagens Kunstmuseer / Danemark

Complémentarité de couple :
elle toute en pointes et en aspérités
et lui qui ne cesse d'arrondir les angles
 
 

24 juil. 2026

Vivre : ce sentiment de l'été

 
Clotilde sous un parasol / Joaquìn Sorolla / Museo Sorolla / Madrid
 

Le sentiment d'être en vacances est curieusement rare... pouvoir y accéder, à n'en pas douter, c'est tout un art. Un état d'esprit, une manière d'être au monde et de se laisser porter par la félicité. On peut partir, on peut revenir, sans pour autant avoir fait l'expérience de cette ouverture. Il ne suffit donc pas d'avoir des vacances, de se payer un départ, de pouvoir en rentrer en montrant des images et d'en parler autour de soi, il ne suffit pas d'endosser le rôle du vacancier pour éprouver le bonheur de se défaire de ses ornières. 

Le sentiment d'être en vacances peut vous surprendre n'importe quand. Il n'a rien à voir avec des attentes, ni une certaine durée ni avec des photos sur papier glacé. Il suffirait en fait de se laisser aller, de décrocher. Durant une heure, une après-midi, durant un jour, ou même l'espace d'une brève rencontre, un paysage, une personne ou un rosier. C'est une expérience que rien ni personne ne peut vous enlever. Il est rarement question de faire, il est question d'être. Se tenir là, présents, et se laisser happer par les mille séductions de l'été. 
 
 

21 juil. 2026

Vivre : Still life / 200

 


Ça  faisait déjà quelques étés que je me promettais d'en acheter une. Aimer nager un peu au large, au-delà des bouées jaunes beaucoup trop proches des rives, peut comporter quelques risques. Non pas de la part du pêcheur qui connait la plage, les habitudes des nageurs et effectue une délicate courbe sur l'eau avec sa barque quand il rejoint ses pénates, ni de la part des rares paddleurs plus ou moins amateurs, non, le danger  proviendrait plutôt des estivants maladroits, loueurs de bateaux à l'heure, ignorant le b.a. ba de la baignade en ces lieux et plus encore les règles de la navigation et risquant à tout moment de venir s'échouer sur les rochers dans leur crainte de s'aventurer à plus de 50 mètres des rives.
Jamais sans ma bouée. Cette année des affiches apposées un peu partout et des campagnes ciblées ont été le signe de problèmes présents et passés.  Je me suis lancée. Pour un prix très modique je me suis procuré cette compagne de barbotage. 
Depuis longtemps, je repoussais le projet, craignant que cet objet ne devienne particulièrement encombrant et entrave mes mouvements. Eh bien non! Test effectué hier, cette bouée est d'une fiabilité et d'une discrétion sans pareille. Ne s'interpose jamais entre mes bras et leur tracé, sait être remarquable tout en se faisant oublier. Ouf ! Enfin des ploufs en toute sécurité !
 
 

20 juil. 2026

Vivre : échappée belle

 
 
 
On peut se tourmenter. Passer en revue les circonstances et les ressasser. On peut le faire pendant passablement de temps, mais... quand la question est : Qu'aurais-je pu faire d'autre ? Et que la réponse est toujours : Rien, à moins de sacrifier ma propre santé mentale, alors, c'est qu'on peut tourner la page en toute loyauté, tourner le dos et s'en aller.
 

19 juil. 2026

Lire : dans le ciel comme une étincelle

 

Car il y a seulement de la malchance à n’être pas aimé : il y a du mal-
heur à ne point aimer. Nous tous, aujourd’hui, mourons de ce malheur.
C’est que le sang, les haines décharnent le cœur lui-même ; la longue
revendication de la justice épuise l’amour qui pourtant lui a donné
naissance. Dans la clameur où nous vivons, l’amour est impossible et la
justice ne suffit pas. C’est pourquoi l’Europe hait le jour et ne sait qu’op-
poser l’injustice à elle-même. Mais pour empêcher que la justice se ra-
cornisse, beau fruit orange qui ne contient qu’une pulpe amère et sèche,
je redécouvrais à Tipasa qu’il fallait garder intactes en soi une fraîcheur,
une source de joie, aimer le jour qui échappe à l’injustice, et retourner au
combat avec cette lumière conquise. Je retrouvais ici l’ancienne beauté,
un ciel jeune, et je mesurais ma chance, comprenant enfin que dans les
pires années de notre folie le souvenir de ce ciel ne m’avait jamais quitté.
 
Retour à Tipasa / Albert Camus 
 
Lire en mode re-, c'est découvrir, redécouvrir, sans jamais se lasser 
continuer d'explorer, ne pas croire qu'on puisse s'asseoir sur ce qu'on 
croit avoir accumulé. 

18 juil. 2026

17 juil. 2026

Vivre : l'été, chemins croisés

 

Dans la touffeur des journées, dans ce vide apparent, ne pas se leurrer :
c'est un temps de chemins croisés, voué à revisiter le passé (l'interpréter?)
à esquisser de futurs cheminements tout en mettant ses pas dans le présent.