On peut se tourmenter. Passer en revue les circonstances et les ressasser. On peut le faire pendant passablement de temps, mais... quand la question est : Qu'aurais-je pu faire d'autre ? Et que la réponse est toujours : Rien, à moins de sacrifier ma propre santé mentale, alors, c'est qu'on peut tourner la page en toute loyauté, tourner le dos et s'en aller.
... MaGARi!
20 juil. 2026
19 juil. 2026
Lire : dans le ciel comme une étincelle
Car il y a seulement de la malchance à n’être pas aimé : il y a du mal-
heur à ne point aimer. Nous tous, aujourd’hui, mourons de ce malheur.
C’est que le sang, les haines décharnent le cœur lui-même ; la longue
revendication de la justice épuise l’amour qui pourtant lui a donné
naissance. Dans la clameur où nous vivons, l’amour est impossible et la
justice ne suffit pas. C’est pourquoi l’Europe hait le jour et ne sait qu’op-
poser l’injustice à elle-même. Mais pour empêcher que la justice se ra-
cornisse, beau fruit orange qui ne contient qu’une pulpe amère et sèche,
je redécouvrais à Tipasa qu’il fallait garder intactes en soi une fraîcheur,
une source de joie, aimer le jour qui échappe à l’injustice, et retourner au
combat avec cette lumière conquise. Je retrouvais ici l’ancienne beauté,
un ciel jeune, et je mesurais ma chance, comprenant enfin que dans les
pires années de notre folie le souvenir de ce ciel ne m’avait jamais quitté.
heur à ne point aimer. Nous tous, aujourd’hui, mourons de ce malheur.
C’est que le sang, les haines décharnent le cœur lui-même ; la longue
revendication de la justice épuise l’amour qui pourtant lui a donné
naissance. Dans la clameur où nous vivons, l’amour est impossible et la
justice ne suffit pas. C’est pourquoi l’Europe hait le jour et ne sait qu’op-
poser l’injustice à elle-même. Mais pour empêcher que la justice se ra-
cornisse, beau fruit orange qui ne contient qu’une pulpe amère et sèche,
je redécouvrais à Tipasa qu’il fallait garder intactes en soi une fraîcheur,
une source de joie, aimer le jour qui échappe à l’injustice, et retourner au
combat avec cette lumière conquise. Je retrouvais ici l’ancienne beauté,
un ciel jeune, et je mesurais ma chance, comprenant enfin que dans les
pires années de notre folie le souvenir de ce ciel ne m’avait jamais quitté.
Retour à Tipasa / Albert Camus
Lire en mode re-, c'est découvrir, redécouvrir, sans jamais se lasser
continuer d'explorer, ne pas croire qu'on puisse s'asseoir sur ce qu'on
croit avoir accumulé.
18 juil. 2026
17 juil. 2026
Vivre : l'été, chemins croisés
Dans la touffeur des journées, dans ce vide apparent, ne pas se leurrer :
c'est un temps de chemins croisés, voué à revisiter le passé (l'interpréter?)
à esquisser de futurs cheminements tout en mettant ses pas dans le présent.
16 juil. 2026
Vivre : aimantée par ses abîmes intérieures
Blue Elephant-Mother / Huang Po-Chih / photo Louisiana Museum / 2024
Sept heures du matin. La femme est passée, avec des lunettes et une chienne noires. Les nuages couraient sur un ciel bleu saphir. Devant elle, le lac se déployait en une surface lactée extraordinaire, des centaines et des centaines de mètres d'opale rare, mais la femme a filé droit sans les voir, ignorant les couleurs, poursuivant résolument sa douleur.
15 juil. 2026
Vivre : question philo
Mirmande / 2021
Au milieu de l'hiver, j'apprenais enfin qu'il y avait en moi un invincible été.
Retour à Tipasa / Albert Camus / inclus dans le recueil "l'été"
A vrai dire, moi ces jours-ci j'apprends qu'au milieu d'un été caniculaire
il peut exister en moi un invincible hiver.
(ce qui tout bien réfléchi pourrait revenir au même)
14 juil. 2026
Vivre : 16 heures, à travers la forêt déserte
objectif premier de l'été : trouver le calme - plus encore que la fraîcheur -
et une fois trouvé, le cultiver, le chérir, l'entretenir comme un trésor
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