Jenny Holzer /1984 / série : Survival, 1983-1985
Les mots de Jenny Holzer :
toujours plus que des mots.
Toute une histoire. Parfois:
une fulgurante expérience
qui ramène au centre de soi.
Je dessine mon arbre pas à pas, en grimpant. Le tronc, ça s'escalade à toute vitesse. Pas de croisements, ni de panneaux vers des destinations alternatives. Et puis, on atteint les premiers embranchements. Ce qui m'intéresse, c'est la lente croissance de mon dessin; je prends le plus de temps possible : des heures, des jours, des semaines. Il faut qu'il témoigne de mon ressenti, infini et répétitif. Le dessin n'est autre que le résultat d'une errance à travers la nature. [GvM]
Tout ce qui venait de moi tombait dans trois catégories : observation teintée de XXIe siècle, paraphrase des sources, description des sentiment d'un personnage. Chacune me paraissait inutile. La première sortait le lecteur de l'histoire, à la seconde on pouvait avantageusement substituer la citation originale, quant aux sentiments il était plus parlant de les montrer que de les raconter. [préface, p.13]
Au départ, le livre devait raconter l'histoire de ma grand-mère et de sa sœur, qui ont élevé ensemble leurs enfants dans une énorme maison edwardienne du nord de Londres dans les années 1940. [préface, p.15]