lundi 16 juillet 2018

Vivre : l'exquise douceur des journées sans qualité


Adoration des Mages (détail) / Anonyme flamand / début XVIème siècle


Ne rien faire.
Sinon vivre. Sinon respirer. 
Sinon sauver un bruant chanteur égaré
(ou alors s'agissait-il d'un cassenoix moucheté ? 
quoi qu’il en soit : un piaf tourneboulé)
Sinon sauter dans l’Aar délicieusement fraîche en me laissant porter.
Sinon m'attabler devant une Gazosa 1883 glacée. Sinon babiller. 
Sinon déguster un Sarlet coulant agrémenté de miel poivré.
Sinon me réjouir d’avoir traité le petit prunier 
et cueilli les premières tomates de l’année.
Ne rien faire, et surtout rien de reluisant, d'insolite ou d'excitant.
Regarder quelques papillons voltiger, 
envisager quelques débuts de projets
et... contempler la valse immense des nuages embrasés. 

2 commentaires:

  1. Vivre quoi... (j'ai de la peine à faire cela). Demain j'ai une série d'examens médicaux à passer. Bises alpines.

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  2. Oui : vivre, cette chose que nous croyons tous faire et savoir faire, parce que notre cœur bat et que notre corps respire. Le "savoir vivre" est la chose la plus difficile pour moi. J'ai pas mal de peine moi aussi, c'est pourquoi je m'entraîne au quotidien. Demain, je penserai fort à toi (parfois on passe des examens, on attend avec impatience les résultats, mais, dans le fond, on sait déjà, on sait déjà, tout, et même mieux que les médecins, parfois on a juste besoin d'entendre ce que disent les examens). Un moment pas forcément agréable à passer, mon intuition me dit que ça se passera bien.

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