dimanche 17 septembre 2017

Lire : ce qui angoissait Sei




(entre autres) :

Regarder les courses de chevaux.
Tordre un cordon de papier, pour attacher ses cheveux. (parce qu’il risquait de se casser)
Avoir des parents ou des amis malades, et les trouver changés. A plus forte raison, quand il règne une épidémie, on en a une telle inquiétude qu’on ne pense à plus rien d’autre.
Ou bien, un petit enfant qui ne parle pas encore se met à pleurer, ne boit pas son lait, et crie très longtemps, sans s’arrêter, même quand la nourrice le prend dans ses bras.(...)
On se sent encore défaillir quand une autre femme, devant vous, montre une lettre qu’elle a reçue de celui qu’on aime.

(à un millénaire de distance, Sei est proche, vivante, observatrice, pertinente, attentive à décrire son quotidien et il n'est pas étonnant qu'il soit si doux de la lire encore et encore).

2 commentaires:

  1. Les choses qui nous angoissent sont souvent irrationnelles.
    L'écriture japonaise est toute en finesse et délicatesse, comme la soie qui est partout dans leur culture.
    Je ne doue pas que tu aies trouvé de la douceur à cette humanité et à cette sensibilité si proches de la tienne.
    Tu m'inspires beaucoup Dad, dans tes choix de lecture.
    Merci pour cela. Beau dimanche.
    ¸¸.•*¨*• ☆

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  2. Comme quoi, nous sommes toutes en proie à des angoisses. Et cela à toutes les époques. Et dans tous les contextes. J'ai lutté tout le we contre mes angoisses et je lutte encore ce soir. Et j'essaie de me dire qu'il ne sert à rien de vivre ainsi les choses. Car cela fait plus de mal...que de bien. Je t'embrasse ma chère et merci pour cette référence.

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