mardi 6 décembre 2022

Vivre : les valeurs refuge

 
La couturière / Camille Pisarro / The Art Institute of Chicago
 
 
Relire des livres lus des dizaines de fois. Se lover dans le doux plaid à motif cachemire rouge grenat. Réécouter encore et encore Francesco de Gregori et Lucio Dalla. Enfiler de bons vieux jeans tout râpés, effilochés par endroits. Revoir des histoires qui font tambouriner le cœur. Besoin d'échos, de musiques et de valeurs sures. Besoin de chaleur, de repères, de ces refuges qui sont comme des phares. Rien de nouveau, de grâce, rien d'extraordinaire : juste regagner son propre univers comme une tanière. Un poste sûr d'où observer l'hiver.

2 commentaires:

  1. Tiens c'est amusant, je me sens quelque peu dans ce genre d'état d'esprit. Ça doit tenir du besoin d'hibernation ! Il y a quelques jours je me suis dit que j'allais relire tous mes Tintin. (Et aussi les Jo & Zette). Ça m'est arrivé déjà, mais pas depuis plus de 10 ans. Une vraie plongée en apnée dans mon enfance et ma jeunesse. Je relis bien sûr les albums originaux tels qu'ils m'ont été offerts. Il y a encore les odeurs et les souvenirs. J'ai la chance d'avoir des exemplaires qui comportent des images qui ont été modifiées par la suite pour des raisons de racisme. Et autres…

    Pas question que mes enfants et petits-enfants aient accès à ces trésors précieux. Pour eux j'ai racheté toute la collection version plus contemporaine.

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  2. C'est exactement ça : un besoin d'hibernation, quelque chose qui permet de trouver refuge et de laisser passer les rigueurs de l'hiver. ça peut être des œuvres lues durant l'âge adulte, mais aussi des bouquins ou des musiques ou des senteurs qui rattachent directement à l'enfance. C'est marrant : hier, j'ai écrit sur le retour à l'enfance procuré par les calendriers de l'Avent. Incroyable, le pouvoir d'évocation des choses... les choses ne sont pas que des choses, elles portent en elles beaucoup plus que cela.
    Belle journée d'hiver!

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