Helen Levitt / New York / années 1970-80 / présenté aux Rencontres d'Arles 2019
A partir des années 1960, Helen Levitt passe à la couleur et ses photographies, souvent attachées à l'enfance, prennent une autre tournure, n'ont plus besoin de raconter une époque, de camper des personnages. Aucun cadrage, aucune mise en scène, aucune composition apparente ni anecdote particulière, elle semble capter ce qui est, dans l'instant : les vibrations de la vie saisie sur le vif.
Des photographies d'où émergent des cris, des chuchotements, des éraflures, des souffles coupés, des robes déchirées, des secrets retenus qui ne peuvent s'avouer.
A nous, spectateurs, d'inventer, d’échafauder des bribes de narration, de solliciter notre mémoire, car c'est de notre enfance, et de notre enfance seulement, qu'arriveront les plus belles histoires.