Le Libraire de Prague se déroule en 1968 et commence deux semaines avant
l’invasion de la Tchécoslovaquie par les troupes soviétiques, quand un vent de
liberté souffle encore sur le régime communiste. Jonas Fink, le héros de la trilogie,
a maintenant la trentaine et une amie vietnamienne, stagiaire en médecine. Il a repris la librairie Finkel. Sa mère délire dans un hôpital. Son ancienne petite amie
Tatjana, journaliste, revient après douze ans pour couvrir les visites de Tito et de Ceauscescu. Malgré le dessin simple et coloré de Giardino, on sent
monter les tensions et les secousses de l’Histoire.
Envie de ralentir la lecture, de rester encore un peu avec les personnages, tout au long de ce dernier et mélancolique volet.
Envie de ralentir la lecture, de rester encore un peu avec les personnages, tout au long de ce dernier et mélancolique volet.
Dans son introduction (quelques bribes autobiographiques), Giardino a écrit :
Je souffre depuis des années d'une légère claustrophobie; avec l'âge elle a diminué, mais n'a pas complètement disparu. Être enfermé entre des murs étroits me donne des crises d'angoisse et des difficultés à respirer. Je vois aujourd'hui que les "murs" se multiplient et que le vent d'espoir d'autrefois a cessé de souffler. J'avoue être un peu inquiet, mais je veux cependant clore ces lignes par un souhait. Le souhait qu'un jour, j'espère bien avant vingt-cinq ans, les faits me démentissent encore une fois et que les "murs" que je vois aujourd'hui s'élever dangereusement, soient tous abattus. Alors, enfin, je respirerai mieux.
