Ville d'Orleans / 1950 / Fine Arts Museum of San Francisco
La maison du capitaine Kelly / 1931 / Whitney Museum of American Art / New York
Hopper peint des maisons assez âgées pour raconter des histoires, ou éveiller des sensations et des souvenirs enfouis. La question de savoir si ce sont de bons ou de mauvais esprits qui habitent ces bâtiments demeure en suspens.
Edward Hopper / Légende de l'exposition / Fondation Beyeler
Dans les toiles de Hopper, il fait jour, mais c'est comme si c'était la nuit. Il ne se passe rien, mais on s'attend au pire. Une sourde angoisse monte. Un sentiment de malaise. Des stores baissés, une absence totale de communicabilité. Les yeux se perdent vers un avenir qui ne vient pas. Les horizons semblent bouchés, les perspectives (et la perspective) déglinguées. Le noir côtoie l'acidulé.
Dans les toiles de Hopper, les ombres menacent. On pressent (on fabule?) un danger. On cherche en vain un lieu où se poser. Le regard scrute, déstabilisé, désespère de trouver une ouverture, une porte, une rencontre, une invite à entrer.
Dans les toiles de Hopper, les ombres menacent. On pressent (on fabule?) un danger. On cherche en vain un lieu où se poser. Le regard scrute, déstabilisé, désespère de trouver une ouverture, une porte, une rencontre, une invite à entrer.
Cage d'escalier / 1949 / Whitney Museum of American Art / New York
(dire que pendant une bonne décennie la mode était aux couvertures de livres qui reproduisaient une toile de ce peintre. Dire que ses œuvres poussaient à lire. Ou du moins : à acheter.)
(aimer ou ne pas aimer Hopper n'est pas la question. Devant ses toiles, observer et laisser monter les impressions. Et puis chercher ce qui, dans la palette, la composition, le rendu suscite nos attractions et nos répulsions. Car il faut l'admettre : Hopper laisse rarement indifférent.)