Affichage des articles dont le libellé est Kabat-Zinn. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Kabat-Zinn. Afficher tous les articles

21 juin 2025

Lire / Vivre : tu fabriques, donc tu as

  

Tu fabriques des problèmes, tu as des problèmes.
Tu fabriques des insultes, tu as des insultes.
Tu fabriques une interprétation, tu as une interprétation.
 
L'éveil des sens / Jon Kabat-Zinn / Les Arènes / 2009 
 
"Tu veux en faire une affaire ?" est le titre d'un chapitre consacré par Jon Kabat Zinn à la manière dont nous pouvons être tentés de fabriquer de problèmes. Face aux provocations en tous genres, il serait tentant de se laisser embarquer, de répondre, de rétorquer. Mais justement, des affaires, on n'en veut pas. On a d'autres priorités. Pas question de tomber dans le panneau, ni de mordre à l'hameçon. Les situations réclament des solutions, jamais des interprétations. Ni tomber, ni mordre. La vie est là. Une vie où nous décidons de ce qui a de l'importance et de ce qui n'en a pas.  
 

6 juil. 2024

Lire / Vivre : still life / 150

 

 
Fais un choix d’écrivains pour t’y arrêter et te nourrir de leur génie, si tu veux y puiser des souvenirs qui te soient fidèles. 
C’est n’être nulle part que d’être partout.
 
Lettres de Sénèque à Lucilius / II : Des voyages et de la lecture
 
L'été est la période idéale pour relire. Méditer sur ce qu'on a déjà lu, tout ce qu'on y a vu et ce qu'on peut encore y trouver. Partir à la découverte de nouveaux écrits, trouver d'autres plumes, d'autres sources d'inspiration, d'autres styles et les apprécier, c'est une ouverture sur le monde, une autre focale. Dans une constante nouveauté, on peut trouver de quoi se stimuler (et aussi de quoi se fuir). Retourner à un texte et y déceler des choses qui nous avaient échappé, c'est comme retrouver un vieil ami, se glisser dans un vieux pullover. Une forme de fidélité, une continuité.
 
Ces jours-ci j'ai repris L'éveil des sens, le livre de John Kabat-Zinn qui contient la somme de sa méthode, les fondements de ses réflexions et les conclusions de ses recherches. Un livre ami dont je ne me lasserai jamais. Le chien l'a adoré. Il l'a même dévoré. Tout compte fait, ce ne serait pas du luxe de le racheter.


7 févr. 2019

Vivre : les contrariétés


Würtzburg / Parc de la Residenz

"CENSÉ"
Plus les choses vont dans "notre sens", pendant quelque temps,
plus nous sommes enclins à croire que c'est le sens dans lequel elles sont censées aller.
Et quand elles ne vont pas dans "notre sens", ce qui arrive tôt ou tard, 
nous nous mettons en colère, nous sommes déçus, déprimés, anéantis,
en oubliant qu'il n'était pas "censé" y avoir de sens du tout.

Jon Kabat-Zinn, Méditer

Très pragmatiquement : pourquoi s'offusquer de voir de gros nuages passer ? 
des giboulées rabouler juste au moment où l'on voulait partir marcher ?
 pourquoi ne pas accepter d'être assignée à résidence ?



13 juin 2018

Vivre : face aux chiens, aux fleurs, aux montagnes et à la mer


Rouge et blanc / Roger Bissière / 1950 / Annexe XXe Musée Granet / Aix-en-Pce

Il y a beaucoup de façons différentes de regarder n'importe quelle chose, quel fait ou quel processus. Un chien est un chien, sans plus. D'une certaine façon, il n'y a rien de spécial à cela et, en même temps, c'est extraordinaire, c'est même miraculeux. Cela dépend entièrement de la façon dont vous le regardez. Nous pourrions dire qu c'est à la fois ordinaire et extraordinaire. Le chien ne change pas quand vous changez la façon dont vous le regardez. Il reste toujours ce qu'il est, sans plus. C'est pourquoi les chiens, les fleurs, les montagnes et la mer sont d'excellents maîtres. Ils reflètent votre état d'esprit. C'est votre esprit qui change.
J. Kabat-Zinn / Au coeur de la tourmente / J'ai lu / p.284


La banalité n'existe pas. La routine non plus. 
Ceux qui se plaignent que ce soit : dépassé, vieillot, répétitif, usé
n'ont rien compris aux infinies possibilités 
des jours, des choses et des regards.

17 mai 2017

Vivre : en assise




"En devenant « montagne » pendant la méditation, nous adoptons sa force et sa stabilité. Elle peut nous aider à voir que nos pensées et nos sensations, nos crises émotionnelles, bref les événements qui nous perturbent, ressemblent aux assauts du mauvais temps. Nous avons tendance à en faire une affaire personnelle quand en réalité cela relève d’une causalité impersonnelle. Les tempêtes qui déferlent sur nos vies ne doivent pas être ignorées mais, au contraire, identifiées, ressenties, reconnues pour ce qu’elles sont car elles ont le pouvoir de nous détruire. Avec cette attitude intérieure, nous arriverons à éprouver un calme, un silence et une sagesse face à la tempête dont nous ne nous serions jamais crus capables. Voilà ce que les montagnes ont à nous apprendre si nous savons écouter."
Jon Kabat-Zinn, Où tu vas, tu es.