Charles le Téméraire / Rogier van der Weyden / Gemäldegalerie / Berlin
"Le souvenir des déclarations de lady Catherine n’était pas sans lui causer quelques malaises, car il fallait s’attendre, après ce qu’elle avait dit de sa résolution d’empêcher le mariage, à ce qu’elle exerçât une pression sur son neveu. Comment celui-ci prendrait-il le tableau qu’elle lui ferait des fâcheuses conséquences d’une alliance avec la famille Bennet ? Elisabeth n’osait le prévoir. Elle ne savait pas au juste le degré d’affection que lui inspirait sa tante, ni l’influence que ses jugements pouvaient avoir sur lui ; mais il était naturel de supposer qu’il avait pou lady Catherine beaucoup plus de considération que n’en avait Elizabeth. Il était certain qu’en énumérant les inconvénients d’épouser une jeune fille dont la parenté immédiate était si inférieure à la sienne, sa tante l’attaquerait sur son point vulnérable. Avec ses idées sur les inégalités sociales, il estimerait sans doute raisonnables et judicieux les arguments d’Elizabeth avait jugés faibles et ridicules. S’il était encore hésitant, les conseils et les exhortations d’une proche parente pouvaient avoir raison de ses derniers doutes, et le décider à chercher le bonheur dans la satisfaction de garder sa dignité intacte. Dans ce cas, il ne reviendrait point."
Mais il revient, Darcy. Il revient. Il reste ferme
dans son attachement et dans son choix. Lui qu’on nous présentait comme arrogant, distant et hautain, se montre honnête, fiable et droit. Amoureux et ennobli par ses sentiments, il devient un soupirant splendide.
En relisant ces jours-ci Orgueil et préjugés, moi qui avait trouvé pendant si longtemps en
Elizabeth Bennet mon héroïne littéraire préférée, je me suis surprise à constater que Mr Darcy lui volait la vedette. Au cours des derniers chapitres, le voici qui se mue en homme idéal. Un vrai prince charmant. Un lion superbe et généreux.
De quoi tomber en pâmoison comme une tendre jouvencelle!