Clotilde sous un parasol / Joaquìn Sorolla / Museo Sorolla / Madrid
Le sentiment d'être en vacances est curieusement rare... pouvoir y accéder, à n'en pas douter, c'est tout un art. Un état d'esprit, une manière d'être au monde et de se laisser porter par la félicité. On peut partir, on peut revenir, sans pour autant avoir fait l'expérience de cette ouverture. Il ne suffit donc pas d'avoir des vacances, de se payer un départ, de pouvoir en rentrer en montrant des images et d'en parler autour de soi, il ne suffit pas d'endosser le rôle du vacancier pour éprouver le bonheur de se défaire de ses ornières.
Le sentiment d'être en vacances peut vous surprendre n'importe quand. Il n'a rien à voir avec des attentes, ni une certaine durée ni avec des photos sur papier glacé. Il suffirait en fait de se laisser aller, de décrocher. Durant une heure, une après-midi, durant un jour, ou même l'espace d'un brève rencontre, un paysage, une personne ou un rosier. C'est une expérience que rien ni personne ne peut vous enlever. Il est rarement question de faire, il est question d'être. Se tenir là, présents, et se laisser happer par les mille séductions de l'été.
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