Il y a ces jours, ces heures qui précèdent les congés de Pâques, avec leur fébrilité toute particulière, ces jours, ces heures, où tout le monde semble sur le départ (ou en train d'atterrir). Surexcités, pressés de s'évader, des riverains chargent leurs voitures. C'est un temps de chassés-croisés. Dans les supermarchés émergent soudain des langues gutturales qu'on n'entendait pas depuis des mois. Dans des salles clairsemées, des secrétaires sourient, qui habituellement ne sourient pas. On peut sentir la brise agiter les branches de forsythia, et le même bourdonnement autour des rangées de chocolat. Des messages d'absence des empêchements de dernière minute, le monde se fait chaotique, il faut comprendre, c'est comme ça.
Devant l'école, les cris d'enfants se dissipent. Sur la terrasse, les ombres des bourdons s'alanguissent. Dans le sous-bois, les brins d'ail dansent et reluisent. Un peu à l'abri, vaguement en retrait, il fait bon se tenir là. Tendre l'oreille, ouvrir l’œil, s'adonner à la langueur, à la lenteur quand tout s'agite et pépie autour de soi.
Devant l'école, les cris d'enfants se dissipent. Sur la terrasse, les ombres des bourdons s'alanguissent. Dans le sous-bois, les brins d'ail dansent et reluisent. Un peu à l'abri, vaguement en retrait, il fait bon se tenir là. Tendre l'oreille, ouvrir l’œil, s'adonner à la langueur, à la lenteur quand tout s'agite et pépie autour de soi.
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