Rien à voir : détail reflets sur le sol de la cathédrale de Majorque
L'île toscane est protégée. On n'y accède pas directement depuis la terre ferme, mais à partir d'une autre île plus fréquentée. Les billets de ferry sont limités, ainsi que les visites guidées et une seule plage est autorisée au public. Un unique hôtel, un restaurant. Résultat : un écosystème préservé, du calme à nuit tombée. Une véritable île, ouverte sur le large, sans shopping, ni vie nocturne endiablée, mais avec goélands et fonds marins verts turquoise. Le séjour ici ne revient pas plus cher, puisqu'on y consomme peu et qu'on n'y parade pas, mais il demande en revanche de prendre son temps et de tendre l'oreille à l'esprit des lieux. Bon sang : pourquoi le système du numerus clausus fonctionne-t-il dans certains endroits ? et pourquoi est-il si aisé de laisser le système s'emballer ailleurs, empêchant toute possibilité de faire marche arrière?
Peut-être faut-il en chercher les raisons dans le passé : l'île a longtemps servi de pénitencier. Son histoire est racontée ICI. Elle accueille encore une structure restreinte d'une vingtaine de détenus. Dans le cadre d'une réinsertion par le travail, ils participent à l'entretien des sites et au fonctionnement des structures d'accueil. Le photographe Roberto Ridi, originaire d'une île proche, a vécu parmi eux et en a tiré un livre : Border Light.
Les paradis n'existent pas, certes, mais il y a moyen de voyager autrement en approchant les lieux dans leur authenticité, à l'écart des sentiers ravagés, et surtout en laissant les clichés carte postale aux... cartes postales.
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