Kirghize nomade avec aigle, capuchon de cuir et gant / Ella Maillart / 1932 / URSS
Maintenant, je sais avec une certitude absolue pourquoi l'on voyage :
afin de se trouver soi-même.
Ella Maillart
Rentrer, à l'automne, c'est particulièrement complexe. Partir, c'est rentrer avec des stimuli, des invitations à changer de focale, à repenser sa vie, à la remettre en questions. On a le regard décapuchonné par des expériences et des rencontres, et, s'il arrive de se dire "c'est vraiment pas mal ici", souvent on réalise que cela pourrait être autrement, ou mieux, comme on l'a pressenti ailleurs.
On lance une machine ou deux. On fait face à la suite des jours. On métabolise cette autre vie qui s'est rappelée à notre souvenir. On trie. Les sensations. Les photographies.

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