7 oct. 2016

Lire : zigs-zags temporels



ICI est une BD particulière.
Elle balaie le temps, depuis l'ère glaciaire jusqu' à nos jours pour parler d'un lieu,
décrivant ce qui s'y est déroulé.
Sur la même page, des scènes d'époques très distantes sont mises en scène.
C'est bref, un dialogue, un paysage, une saison.
Le lecteur va et vient.
Se retrouve dérouté.
Car la simplicité du dessin et des situation est trompeuse. 
On est entraîné en avant en arrière dans la temporalité.
Et on réalise qu'il faudra sans doute relire plusieurs fois
cette oeuvre (primée à Angoulême)
pour vraiment réussir à reconstituer le puzzle.
ça m'a donné l'envie d'en savoir plus sur 
Richard MacGuire,
un artiste à l'oeuvre protéiforme. 


6 oct. 2016

Habiter : little Bouddha



Il m'a offert un minuscule jardin zen
à l'entrée de la maison.
L'idée d'un Bouddha bienveillant et discret
s'est imposée.

Alors, j'ai cherché à m'en procurer un. 

Mais... rien. Dans les magasins, rien.
Moi qui avait trouvé mièvre la tendance déco des bouddhas,
trouvant qu'il y en avait trop, partout, 
de toutes tailles et de toutes couleurs,
je me suis retrouvée bredouille :
il semblerait que la mode à présent soit aux nains de jardin.

Zut, alors!

Finalement, c'est chez Maxibazar (un magasin totalement inconnu)
que j'ai déniché le petit Bouddha
qui veille désormais devant la porte.


5 oct. 2016

Vivre : à l'ouest, que du nouveau



Garder intacte
la capacité de s'étonner.
Porter un regard de débutant.
Ne jamais perdre de vue
les merveilles de la banalité.

4 oct. 2016

Vivre : la bonne formule


Dans les ruelles aux pavés étincelants, les boutiques pullulaient.
Le regard cherchait désespérément quelque chose de simple, de beau, d'apaisant.
La dernière mode, en matière de souvenirs,
 c'étaient les carrelages avec des textes du style :
"Une journée sans avoir ri est une journée perdue"
"Keep calm and make shopping"
"Il est plus facile d'être fidèle à un restaurant qu'à une femme"

Et puis un jour, j'ai découvert celle-ci:

"Be a good person, but don't waste time trying to prove it".


3 oct. 2016

Voyager : trop de trop


L'argent n'est pas tout, mais malheureusement bien plus que ça.


Non, malgré la beauté palladienne de la ville,
sa photogénie certaine,
malgré ce restaurant aux saveurs exceptionnelles,
malgré la lumière d'automne
et l'originalité certaine de notre hôtel,
nous n'avons eu qu'une envie,
très vite :
quitter la ville.
Trop triste, trop calme
trop délabrée par endroits,
trop proche d'une base américaine.
Nous avons poussé un soupir de soulagement en quittant
ses rues aux accents US et
ses places aux rares enfants trop sages. 

2 oct. 2016

Vivre : la possibilité d'une île



D'étape en étape,
ce n'était jamais vraiment ça.
On cherchait.
On cherchait toujours.
Malgré toutes les merveilles culturelles
on cherchait notre coin idéal.

Alors,
quand on a amorcé la descente
vers le petit port
et qu'on a vu le ferry sur le point de partir
comme en attente
comme s'il ne manquait que nous
(effectivement nous étions les derniers)
nous avons compris que nous l'avions enfin trouvée,
notre île.

Et au loin, la voir.
Et dans le cœur, dans le corps,
ressentir toute la solennité 
de ce moment. 

1 oct. 2016

Voyager : loubards des îles



Ils zonaient toujours devant l'entrée.
Leur chef de bande,
un  beau blond costaud,
répondait au nom de Giuseppe.
C'était un mâle classieux,
reconnu,
estimé,
le dessus du panier.