6 nov. 2023

Vivre : luna park

 

ah! les tempêtes...

quels que soient le mois ou la saison...



l'heure ou l'émotion...


toujours ce sentiment d'une cinquième saison...




5 nov. 2023

Regarder : l'art de la simplicité

 
rien à voir : pour une question de droits, la photo est de moi
 
 
 
Ai découvert aujourd'hui sur le site du Guardian le photographe suédois Marcus Cederberg (1965). On peut observer son travail sur son site personnel : minimalphotos.com ou sur instagram : @marcuscederberg. Ce sont des images d'une extrême sobriété, qui évoquent le calme, l'épure absolue, presque la banalité, par leur représentation de simples détails du quotidien. L'artiste cherche l'équilibre dans des formes géométriques, se focalisant sur des représentations d'un minimalisme total. Mais, alors que généralement l'épure est liée à des teintes pâles, des palettes en camaïeu de gris, ici elle est relevée par des couleurs vives et joyeuses, évoquant les élans de l'enfance et des souvenirs de vacances. Tout un monde de franche détente, qui pourrait paraître simpliste ou racoleur. Mais il en émane un appel vibrant à être au monde loin de toute complication ou vulgarité. Rien de moins. Et surtout rien de plus. De quoi se réjouir et décompresser.

Vivre : la course en avant

 
Donna alla finestra / Michelangelo Pittatore / Pinacoteca Mazzetti / Asti
 
 
Qu'est-ce que j'accepte de perdre en voulant tant et tant gagner ? 

4 nov. 2023

Vivre : savoir clore

 
Le couronnement de la Vierge (détail) / Neri di Bici / Musée du Petit-Palais / Avignon
 
La vie est remplie de dossiers. Le bonheur d'en ouvrir de nouveaux. Le soulagement - voire l'euphorie- d'en boucler.

3 nov. 2023

Vivre : à chaque matin son monde

 

Les matins se suivent sans se ressembler.
On se croit en plein brouillard mais il convient de se retourner.




La vie palpite. Le chien s'ébroue. Les canards prennent la fuite.




La vie est là qui vacille, vite se dissipe.
Il faut - il fallait - être éveillée et capter.

2 nov. 2023

Vivre : retrouver son chemin

 


 
Le calme : un certain maintien, la femme se tenant droite face à sa trajectoire, 
un rayonnement, une illumination, soudain, le souvenir d'un certain jour,
d'une certaine heure où l'on était bien, la conviction d'être sur le bon chemin.

1 nov. 2023

Vivre : manger avec les yeux (mais pas que)

 

C'est l'invitation la plus délirante de l'année. Elle commence sur un trottoir, dans le centre d'une petite ville provinciale où je n'aurais pas vraiment l'intention de me rendre et encore moins de m'attarder. Mais il se trouve que dans cette rue, il y a de nombreux palais, aux superbes plafonds décorés à fresque, assez bien conservés pour avoir fière allure, et pas assez pour attirer des investisseurs mal intentionnés. A dix-neuf heures trente, on sonne donc à la porte cochère et on obtient le droit d'entrer.
 
 
Généralement, on se retrouve seuls, devant une cour plutôt impressionnante, au fond de laquelle est érigé un grand palais. C'est ici que se loge l'Accademia Filarmonica, l'académie de musique, sise depuis 1827 au cœur du Palazzo Gozzani di Treville, et il est assez fréquent d'entendre par les fenêtres entr'ouvertes quelques laborieuses mélodies s'échapper. On se sent un peu intimidé : la lumière faiblissante, sans doute, ou le contraste entre la modestie de la ville et le baroque des lieux. On se dirige à droite vers le grand escalier.


On lève la tête, naturellement. On a beau connaître, on a beau savoir, on se sent toujours un peu chavirer, immergée dans un monde de fastes passés. La tête tourne. Il y a tant à découvrir, tant de détails à observer.



 
Ce que l'on aperçoit sur la photo ci-dessus, c'est l'arrière-train de mon chien. Ce qu'il est difficile de deviner, ce sont les mouvements constants de sa truffe émoustillée. A coup sûr, il savait exactement où se diriger et n'aspirait qu'à nous y emmener.

A l'intérieur du restaurant se déploient plusieurs salles en enfilade dont chacune a sa particularité. On se dirige vers la table qui nous a été attribuée. On prend place sur des chaises un brin malcommodes si bien qu'on se voit proposer, avec le menu, des coussinets. Et là, la fête commence, car en cuisine une équipe jeune et motivée se met en quatre pour vous étonner.

A partir d'ici, plus de photographies. Notre seul objectif, c'est de nous régaler. Apprécier comme il se doit la cuisine piémontaise traditionnelle, non dénuée de panache et d'inventivité. Le patron et ses dynamiques serviteurs ne se prennent pas la tête. Ici pas de falbalas ou de grands discours, car l'essentiel est dans l'assiette. Pas besoin d'en rajouter.

Hélas, tout a une fin. Au moment de quitter tous les plaisirs du palais, on ressent une ondée de profond regret. Très déraisonnablement, on aimerait recommencer. Remonter les marches, sonner à nouveau à la porte, se faire conduire à sa table et... se réjouir de commander.