27 août 2026

Vivre : perds ce que tu as retrouvé

 

 
Transition à la fois chagrine et suave que celle menant à l'automne, secouée de sanglots et apportant son lot de douceurs. Étrange passage que celui d'une fin d'été, tunnel secoué de deuils : comment accepter de perdre tant de moments aimés ? comment ne pas se reprocher de n'avoir pas su assez en profiter? Feuille parmi les  feuilles on se laisse porter le long de la rivière. On regarde avec tendresse les moineaux, les libellules, les berges peu à peu désertées et qu'on devra bientôt abandonner, l'eau soudain devenue fraîche qui nous avait tant bercés et soudain on ressent ces inexplicables larmes en travers du gosier. 
L'automne est depuis longtemps notre saison préférée. On aime ses promesses, ses découvertes, ses apaisements,  ses énergies récupérées. On apprécie ses matins frissonnants, ses époustouflantes soirées et toutes ses générosités. On s'émeut au souvenir de tous les automnes passés. 
Alors on s'engouffre dans le tunnel, on entre dans la ronde, on pleure et on sourit, on perd et on retrouve. On sait qu'au bout de la traversée il y aura toujours quelque chose à glaner. 
  

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