"La vie, c'est comme une bicyclette : il faut avancer pour ne pas perdre l'équilibre".
Albert Einstein
Cette année, ils se doraient au doux soleil de janvier, les deux Augustes (plus âgés et donc barbus) et les deux Césars (imberbes). Ramenés à Venise suite au sac de Constantinople durant la quatrième Croisade en 1204, on a ignoré durant longtemps leur emplacement initial dans la capitale turque. C'est la découverte, en 1965, du pied manquant à l'un des vénérables lors de fouilles dans l'église du Myraleion (aujourd'hui Mosquée de Bodrum) qui a permis d'identifier leur lieu d'origine.
Le pied amputé se trouve aujourd'hui au Musée archéologique d'Istanbul et c'est un fac simile en pierre d'Istrie qui sert aujourd'hui de prothèse au pauvre César mutilé. Au-delà de toutes les données historiques, il me plait de voir dans ce groupe sculpté le symbole d'un pouvoir solide et solidaire, conscient et concerté, sur lequel le peuple pouvait compter.
Mille fois d'accord, génial Albert, avancer, oui, il faut avancer, mais en sachant
négocier les virages et sans foncer dans le mur. C'est pour ça que,
dans un monde de changements et d'accélérations, de perturbations et de
multiplications, les retrouver toujours en place sur la piazzetta,
toujours stables et assurés, ça procure un infini sentiment de
sécurité. Dès lors, pas de séjour dans la Sérénissime sans un tête à têtes
avec ces Tétrarques estimés.
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