31 oct. 2018

Voir : plongée, contre-plongée


J.L. Anglade, M. Amalric, G. Canet, B. Poelvoorde, Ph. Kathrine (image extraite de la B.A.)


En ce dimanche venteux, j’avais besoin de soutien pour affronter les intempéries trop soudaines. Tant qu’à être trempée, Le grand bain m’a semblé la meilleure manière de terminer la journée. La bande annonce m'avait amusée. Je m’attendais à rire, et la salle archicomble grouillant de popcorn et de doudounes froissées promettait une séance sans prises de tête. 

Cependant, durant la séance, si les réparties drôles fusaient, je me suis souvent retrouvée la gorge nouée devant ces trajectoires, racontées sans artifices, sans rien de superflu. Venue pour me distraire de la pluie, je me suis trouvée émue aux larmes face à toutes ces ecchymoses de la vie : le burn out, l’alcoolisme, les couples qui se délitent, leurs ados implacables, les rêves mités, les dîners en famille tournant en vrille. Des personnages attachants, écorchés, malmenés, mais qu'on n'a nulle envie de considérer comme des loosers. Non : des gens dignes, des gens vrais. Des gens comme on en croise tous les jours.

Gilles Lellouche filme avec autant de réalisme que d'empathie, sans une once de méchanceté. Comme disent tour à tour les membres de l'équipe masculine pendant leur sauna : ici, on ne critique pas. 

Mis à part quelques longueurs durant la deuxième partie (et la crainte d'un happy end trop sirupeux et improbable) le résultat est de très bonne tenue. Le scénario se révèle invraisemblable en soi, mais l'histoire, elle, on y croit. On plonge volontiers dedans, sans doute par la grâce des comédiens, complices, au meilleur de leur forme. A la sortie, les spectateurs se racontaient quelques bonnes répliques, mais les yeux étaient songeurs, presque graves. Un film grand public, pour rire et pour pleurer. A propos de gens comme on en croise tous les jours. Des gens comme vous, comme moi. 

30 oct. 2018

Vivre : à cœur perdu



Automne, saison de détachements, saison de voltiges infinies.
Le silence se sature de gémissements et de cris.
Parmi des milliers d’étincelles, tout tremble, tout bat de l’aile.
Comme une feuille de trop, le message est tombé.
Le jeune W. disait vrai : il était destiné à ne pas revoir un été.


29 oct. 2018

Vivre : (se) passer de mode


Fresques / Knossos / Crète


A propos de fast-fashion, l‘émission Du Grain à moudre révèle que nous achetons 60% de vêtements de plus qu’il y a 15 ans et que nous les conservons la moitié moins longtemps. Il me semble… il me semble que mes jeans et moi faisons dangereusement baisser ces statistiques...

Faut-il ralentir la mode pour sauver le monde ? Du Grain à moudre / France culture / 22.10.2018

28 oct. 2018

Vivre : roulez jeunesse!



Appelant pour un devis un jeune carrossier de la région
j’ai pu constater qu’à force de sillonner en mode peinard le canton
ma bonne vieille Volvo rouge était connue comme le loup blanc.



27 oct. 2018

Habiter : bruits magiques



Ici, dans la nuit,
les arbres bredouillent éblouis,
les bambous babillent,
une ombre passe et glapit.

26 oct. 2018

Vivre : à la pointe du jour



Les matins de pleine lune...
Cueillir du regard cette perle lointaine,
présent éphémère déposé par la nuit.

25 oct. 2018

Vivre : les imperfections du quotidien



Il faut l'admettre : aujourd'hui tout était raté. 
Il y a eu des oublis, des taches et des nouvelles pas belles.
Des factures, un rappel et trop de publicité.
Un pneu dégonflé, un manque déplorable de sérénité.
Mais le lac, lui, le lac dans son rôle de lac
s'est superbement distingué.