Punta della dogana / Venezia
Chaque année, à fin septembre, ça me reprend :
je me souviens des mois passés là-bas,
de cet automne qui n'en finissait pas
(y a-t-il du reste eu un hiver cet hiver-là?)
des étudiants flamboyants sur les Zattere,
des cours plus rasants que la lumière,
et des flots ambrés, et des façades qui tanguaient
et des flots ambrés, et des façades qui tanguaient
et cette impression d'irréalité qui ne me quittait pas :
le matin sortir de chez moi, bifurquer au coin d'une calle
et me retrouvée assommée, grisée, aveuglée par la Piazza.
