Cette photo, S. racontait qu’elle ne se savait plus si c’était à Auschwitz ou Birkenau, en passant devant des gravats, tout à coup elle avait aperçu le renard et vite saisi son Canon.
Cette photo, après que S., l’an dernier, nous avait parlé de son voyage en Pologne, j’y pensais encore deux jours plus tard, dans le train de Genève. Le renard. La vie sauvage qui reprend ses droits sur la barbarie humaine. La vie plus forte que le mal. Le renard. Les herbes folles, moins folles que la folie des hommes, prêtes à en recouvrir les ruines.
Quelque
chose me fascinait dans cette image. Comme un symbole de renaissance, par-delà les cris et l'horreur.
Cette
photo, j’avais demandé à S. si je pouvais en avoir une copie. Il y a maintenant
une reproduction mon living. Mais depuis un an je cherche toujours sa
place, pour que la taille de l'agrandissement ne diminue pas la force de l’image.
Cette photo, j'ai revu cette semaine Le pianiste et regardé ensuite l'interview de Polanski qui passait sur ARTE, A Film Memoir.
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