lundi 31 janvier 2022

Vivre : question de mérite

 
Exposition MAK / Vienne /  Eté 2014
 
quand, mais quand donc cessera-t-on de confondre la valeur des personnes avec leur capacité à consommer ?
 

4 commentaires:

  1. Il faudrait pour cela revenir à des choses basiques, « à l'ancienne » ! Du genre :
    — « je pense, donc je suis »
    mais bon, les mercantiles et les pubeux, ont su nous faire changer de paradigme :
    — « je consomme, donc je suis »
    bon ben… 'y a encore du taf !

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    1. Oui... penser sa propre valeur en termes de valeur marchande et consumériste, c'est sans doute assez... limité... mais penser la valeur des autres, d'un être humain, un migrant, un homme qui tend la main, ou un simple passant en fonction de ce qu'il est ou non capable de consommer, c'est ... petit, tout petit, minable... la valeur d'un être... de tout être, c'est si peu et en même temps c'est si grand... tout être sur la terre quand on y pense est tellement important! Belle soirée!

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    2. Tu as raison, et c'est sans doute là le piège le plus terrible auquel on veut nous prendre.
      Nous seriner sans cesse que la valeur humaine est UNIQUEMENT marchande, consumériste, rang social, entre-soi, gloire et beauté. C'est intentionnellement espérer conduire la personne à projeter tout cela sur les autres, tous les autres qui doivent devenir « comme nous », riches et beaux socialement reconnus et si possibles adulés. Alors les migrants, les minables et les pauvres qui ne sont pas foutus d'être riches, et en plus étrangers au lieu d'appartenir à notre ethnie, ne méritent qu'une chose : notre mépris de classe. En cette période électorale, l'extrême droite de tous bords nous le rappelle chaque jour en envahissant les médias qu'ils détiennent par milliardaires interposés.
      TERRIBLE !
      Allez ! Bonne journée tout de même !

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    3. Je te comprends : Les périodes électorales sont particulièrement pénibles à vivre, surtout en ce moment (j'avoue zapper plus qu'à l'acoutumée tellement les discours - et les analyses qui les accompagnent- me gavent). S'abstenir est sans doute trop facile et se déterminer devient particulièrement compliqué.
      Quant aux regards portés sur les autres en fonction d'une échelle invisible mais bien présente (les plus et les moins, les plus hauts et les plus bas) peut-être qu'ils sont très rassurants. Quand on se sent très très déstabilisés, se dire qu'il y a des gens "en-dessous" ça peut apaiser... on se sent moins dévalorisé...on ne fait pas partie des "derniers" et certains jouent avec cette insécurité de fond pour se frayer un chemin vers le "pouvoir"...
      cela dit, dehors, une belle éclaircie, belle et douce soirée à toi!

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